Une charge suspendue qui se décroche à deux mètres d’un opérateur. Une consignation oubliée découverte juste avant l’intervention. Personne n’est blessé, et l’événement risque d’être classé comme un simple presque-accident. C’est pourtant l’information la plus précieuse qu’une organisation puisse recevoir : un pSIF, un événement à potentiel de blessure grave ou mortelle.
Pourquoi les pSIF changent la donne
Les accidents graves et les accidents légers n’ont pas les mêmes causes. Réduire les petites blessures ne fait pas mécaniquement baisser les événements graves. Les pSIF, eux, pointent directement vers les scénarios qui comptent : énergies dangereuses, levage, hauteur, espaces confinés, circulation.
Quatre conditions pour en tirer parti
- Une définition simple et partagée de ce qu’est un pSIF.
- Un climat où déclarer est valorisé, jamais sanctionné.
- Une analyse centrée sur les barrières défaillantes plutôt que sur la faute.
- Un partage rapide des enseignements à tous les sites exposés.
Une Semaine sécurité dédiée — « Avant l’événement grave : repérer les pSIF » — est souvent un excellent point de départ pour installer ce réflexe.
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